goudronner [ gudrɔne ] v. tr. <conjug. : 1>
• 1457; de goudron
♦ Enduire ou imbiber de goudron. Goudronner du carton, de la toile. Goudronner une route. ⇒ bitumer, macadamiser. — Papier goudronné pour emballage. Chaussée goudronnée.
● goudronner verbe transitif Enduire de goudron.
goudronner
v. tr. Enduire de goudron.
⇒GOUDRONNER, verbe trans.
Enduire ou imprégner quelque chose de goudron. Goudronner du carton, des cordages, de la toile; goudronner une route. On est dans l'usage de goudronner les bouchons d'un vin que l'on veut garder longtemps, pour les garantir de l'humidité et de la piqûre des insectes (AUDOT, Cuisin. campagne et ville, 1896, p. 553). Il faut avoir soin de bien goudronner les boulons au moment de leur mise en place (BOURDE, Trav. publ., 1929, p. 217).
Prononc. et Orth. : [], (il) goudronne []. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1457 goutrenner « enduire de goudron » (Arch. JJ 189, pièce 196 ds GDF., s.v. empigier); 1481 goudronner (Bulletin du Comité des travaux hist. et sc., 1897, p. 111 : tercq à goudronner deux haussieres); 2. 1866 eau goudronnée (LITTRÉ). Dér. de goudron; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 97.
DÉR. Goudronnage, subst. masc. Action de goudronner; résultat de cette action. Goudronnage des cordages, d'un navire, de la toile; goudronnage des routes. Le goudronnage (...) consiste à entourer l'extrémité du goulot d'un enduit résineux le recouvrant complètement (BRUNET, Matér. vinic., 1925, p. 504). On conserve les câbles en chanvre en les goudronnant. Dans ce cas, le goudronnage doit être effectué sur le fil de caret par immersion dans un bain de goudron végétal chauffé à la vapeur (BOURDE, Trav. publ., 1928, p. 30). Et moi, à bicyclette, avec ma sœur Michèle, j'accourais vers lui sur la route poudreuse et blanche de ces époques d'avant le goudronnage (MAURIAC, Pharis., 1941, p. 49). — []. Ds Ac. 1932. — 1res attest. a) [1669 (P.D. Huet d'apr. Lar. Lang. fr.)], 1675 mar. « action de goudronner » (P.D. Huet, ouvrage ms. ds Fr. mod. t. 14, p. 288), b) 1907 trav. publ. goudronnage des routes (Nouv. Lar. ill. Suppl.); de goudronner, suff. —age.
BBG. — LA LANDELLE (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 157, 267 - QUEM. DDL t. 1 (s.v. goudronnage).
goudronner [gudʀɔne] v. tr.
ÉTYM. 1481, en mar.; goutrenner, 1457; de goudron.
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1 Enduire ou imbiber de goudron. || Goudronner des cordages, du carton, de la toile.
2 Revêtir d'une couche de goudron (3.). ⇒ Macadamiser. || Goudronner une route. ⇒ Goudronnage.
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goudronné, ée p. p. adj.
♦ || Étoupe (cit. 1) goudronnée pour calfater les bateaux. || Rouf goudronné (→ Abriter, cit. 3). || Papier goudronné pour emballage. || Toitures en carton goudronné. || Toile goudronnée. || Prisonniers goudronnés et emplumés (→ Goudron, cit. 2.1) — (Au sens 2.). || Une belle route goudronnée.
1 Une double toile goudronnée servait de couverture en quelques endroits.
Balzac, les Illusions perdues, Pl., t. IV, p. 691.
2 Sur la route bordée de peupliers qui allait vers la ville, ils roulaient. Les pneus craquaient sur la grande piste goudronnée où il n'y avait qu'à se laisser planer.
P. Nizan, le Cheval de Troie, I, I.
3 (…) ces demeures d'hommes en papier goudronné, en bois de rebut, en tôle prête à s'envoler, qu'en guise de toit maintiennent de grosses pierres, une brique, n'importe quoi de lourd (…)
Aragon, les Beaux Quartiers, II, XXVIII.
♦ (1866). || Eau goudronnée : eau de goudron (1.).
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DÉR. Goudronnage, goudronneur, goudronneuse.
Encyclopédie Universelle. 2012.